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HYPOTHÈSES DE TRAVAIL/ QUESTIONS
Les hypothèses
de travail énumérées ci-dessous ne sont que
ça: des hypothèses. Nous n'avons, à ce
jour, pas de faits réels. |
WORKING HYPOTHESIS / QUESTIONS
The
hypothesis listed below are just that: hypothesis. To
this day we have no hard facts. |
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1/.En 1887 l'écrivain J.B.M. Biélawski écrit
dans son livre RÉCITS d'un TOURISTE AUVERGNAT : |
1/. In 1887 the author Biélawski wrote in
his book RECITS d'un TOURISTE AUVERGNAT : |
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2/.Le blason porté par le cavalier à droite du tableau
principal, "de gueules à la croix d'argent"
était (est) également le blason de l'Ordre de Malte. |
2/. The coat of arms of one of the riders, silver
cross on red shield, was (is) also used by the Order of Malta. - Is the name VINZELLES mentioned anywhere in the archives of the Order of Malta? If so, in which context? As a physical location (fief) or as a person (Chevalier de Vinzelles)? |
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3/.Lors de travaux une tranchée de 4 mètres de profondeur fut creusée dans la route principale. Au lieu d'un sol rocailleux de montagne on n'y trouva que du sable, ce qui semble indiquer que la route actuelle est un ancien lit de ruisseau. ? Est'il concevable d'assumer que le ruisseau fut artificiellement détourné de son lit afin de créer un îlot artificiel plus facilement défendable? (voir photos aériennes dans la galerie.) |
3/.During recent road works 12 feet deep holes were dug along the main road. Instead of finding the expected rocky underground, only sand was found which seems to indicate that the main road is in fact the former river bed. ? Is it realistic to assume that at one time the river has been artificially led around the village so as to create an artificial island which was easier to defend? (see also the air pictures in the photo gallery) |
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4/.VINZELLES (recherches effectuées par le Docteur Michel Toulemont de Sauxillanges). Hameau de : Vinzelles Commune : Bansat Canton : Sauxillanges Arrondissement : Issoire Département : Puy de Dôme (63)
Maison à Vinzelles appartenant à Monsieur Johannes Zuurdeeg . Acquise en 1979 de la famille Pelisse. Sis au centre dun village il sagit dun groupe de trois maisons mitoyennes orientées Est-Ouest, bordé au Nord par la route Bansat les Pradeaux (n° D.24) et à quelques mètres au Sud par une étroite cour en fort contrebas le séparant du ruisseau le Bansat. Ces trois maisons, en rez-de-chaussée surélevé de quelques marches, qui primitivement ne communiquaient que par lextérieur, côté route, sont maintenant réunies par lintérieur. DEst en Ouest ce groupe comprend :
Cest dans ce premier étage de cette dernière quont été découvertes des peintures murales dont les circonstances ont été publiées en 1981 (Revue dAuvergne, Michel Toulemont " Découverte dune peinture héraldique en Auvergne "). Après classement (inscription à lInventaire Supplémentaire des Monuments Historiques) sous contrôle de cette administration (et en bonne partie financées par le propriétaire) les peintures murales ont été nettoyées par Monsieur Yves Morvan (restaurateur agrée des Monuments Historiques), et mises en valeur par le propriétaire. Les documents anciens montrent que de lieu était très anciennement habité. Du Haut Moyen-Age on a :
BRIOUDE :
SAUXILLANGES :
Les 64 noms mentionnées dans les chartes montrent que vers 950 1100 il y avait dassez nombreux propriétaires (pas obligatoirement y demeurant) assez riches pour faire des dons importants à des abbayes (ce qui parait normal pour Sauxillanges situé à une dizaine de kilomètres, mais le parait moins pour Brioude distant de plus de trente, mais peut sexpliquer pour des propriétaires éloignés). Des noms portés par les donateurs il est difficile de définir leurs origines. On sait combien " la mode " a incité les gens à imiter les noms " des grands ". Durant la " pax romana " les celtes ont latinisé leurs noms, plus tard après les grandes invasions vint une ère de germanisation (de nos jours le fait reste le même, il suffit de consulter les publications de naissances pour voir combien de parents portugais ou autres donnent naissance à des Kevin ou à des Patricia !). Dans la liste certains noms sont très " Gaule-Romaine " tels Alboinus , Cavallarius, Poncius, etc.. alors que dautre sont " germaniques " Ingelberga, Gausbertus, Willelmus, Wiltbaldus, etc. ; les premiers semblent toutefois dominer. Dautres documents donnent des renseignements sur une époque un peu postérieure : 1) A.Tardieu " Grand dictionnaire historique du Puy de Dôme " 1877 : fief dont les familles seigneuriales citées sont :
Le principe est le suivant : Du moment quil a été rédigé par un notaire un acte est de ce fait réputé " authentique " ; au Moyen-Age où très peu de personnes savaient écrire on sadressait aux seuls capables, les religieux, et pour assurer sa validité lacte était rédigé en présence du plus grand nombre possible de témoins ou de personnages éminents, et chacun y apposait sa marque personnelle (son signum, devenu le sceau). Lexamen des chartes de donations au monastère de Sauxillanges montre : N° 116, Poncius fait une donation, un des témoins est son fils Geraldus ; N° 217, Geraldus fait lui même une donation, un des témoins est Emmonius dUcione (Usson) ; N° 299, Arbertus de Banciaco (Bansat) fait une donation dont un des témoins est Geraldus de Vinzella. Les mentions E. dUsson, A. de Bansat et G. de Vinzelle désignent à coup sur des " patrons " ; si le terme de seigneur navait pas encore cours cela montre un personnage ayant toute autorité sur le lieu qui le désigne. Ces textes démontrent que le " patronage " à Vinzelles de la famille Geraldus était reconnu au début de la deuxième moitié du Xème siècle, plus de deux siècles avant 1268 où Tardieu cite Géraud de Vinzelles. Geraldus donne en français Géraud, pour Géraud de Vinzelles le problème est :
Concernant la localisation de cette peinture héraldique on note :
On peut donc conclure quen détournant vers le sud une partie du lit du ruisseau on a obtenu cet espace ovulaire qui fut aménagé pour la défense en lenclosant dune forte palissade de tous cotés bordée dun fossé plein deau ; un fossé peu profond et une palissade suffisent à marquer un différence avec les bâtisses environnantes. On retrouve laménagement classique, dEst en Ouest, " la Basse Cour ", dans laquelle étaient les granges, écuries, étables et loges du personnel ; puis la partie réservée au seigneur avec tout à lOuest une petite motte surmontée dune tour comme classiquement à lorigine en bois ; cette motte peu élevée expliquerait le contre bas de la cour séparant du ruisseau actuel. Les peintures seraient donc dans une tour carrée en pierre ayant remplacée celle en bois la primitive, lexamen de la pièce où sont les peintures montre bien quelle a été plus haute de deux à trois mètres. Évidemment le peu dépaisseur des murs névoque pas une forte défense mais, comme Bruno Phalip la démontré, ces tours plus que de servir à la défense sont signifiantes, la tour étant surtout un moyen de reconnaissance sociale ; ce qui expliquerait à la fois la faiblesse de sa construction et son décor surprenant en ce lieu. Conclusion : Il semble bien que lon soit en présence de la cristallisation sur le sol dun aménagement remontant au milieu du Xème siècle, fossé, palissade, motte et tour, tout cela peut être a minima et non pas tellement " fortification " mais enceinte dans laquelle senferme un personnage et par ces signes objective sa place prééminente dans la société locale. A lépoque de la construction de lactuelle tour carrée le détenteur de la seigneurie nétait dans léchelle sociale quun " petit noble "mais, par rapports à de hauts titrés " récents ", il pouvait mesurer sa noblesse à de nombreux siècles; estimant remonter à la fin de lépoque gallo-romaine il devait avoir une conscience aiguë de lantiquité réelle de sa lignée, ce qui peut expliquer cette peinture, pour ce lieu, un peu outrancière et ostentatoire.
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